L’histoire du service RLF

La Première Guerre mondiale

Le service RLF de la Croix-Rouge hongroise fonctionne depuis la Première Guerre mondiale. À l’époque, le service fonctionnant sous le nom du Bureau de correspondance, puis de l’Agence internationale des prisonniers de guerre, travaillait avec 200 bénévoles et aidait les personnes en difficulté en leur offrant les services suivants :

  • Il transmissait des messages entre les soldats se battant sur le front et leurs proches restés à l’arrière du front.
  • Conformément au souhait des membres de famille, il demandait régulièrement des informations aux quartiers généraux sur les soldats ne donnant aucun signe de vie.
  • Il essayait d’acquérir des informations sur les prisonniers de guerre et de leur transmettre des messages, des paquets et de l’argent envoyés par la famille.
  • Il demandait aux hôpitaux de partager avec lui la liste nominative des blessés avec lui pour pouvoir informer les parents.
  • Il disposait d’un groupe spécialisé dont la tâche était d’accueillir les trains sanitaires revenant du front.
L’entre-deux-guerres

Au cours de cette époque, le service a été renommé comme « Service des prisonniers de guerre et de renseignements ». La mission principale du service était d’aider les familles à apprendre ce qu’il était arrivé à leurs proches jamais revenus chez eux depuis la Grande Guerre.

Dans les années 1930, le service se préparait aux missions à accomplir lors d’une nouvelle guerre potentielle. Selon la Loi no XXX de 1936 appliquée conformément à la Convention de Genève de 1929, c’est le Service des prisonniers de guerre et de renseignements de la Croix-Rouge hongroise qui est responsable pour la recherche et le soutien des prisonniers de guerre, des internés et des otages, tout comme la distributin des envois de leurs familles et des dons financiers et matériaux .

La Seconde Guerre mondiale

En raison de la crise humanitaire générée par la guerre, même avant l’entrée en guerre de la Hongrie en 1941, la Croix-Rouge hongroise devait accomplir plusieurs missions importantes :

  • Juste après le déclenchement de la guerre, 140 000 demandeurs d’asile polonais ont afflué en Hongrie. Pour cette raison, la Croix-Rouge hongroise a établi une propre unité dont la seule mission était de transmettre des messages entre les réfugiés polonais et leur familles, autant que de répondre aux demandes de recherche des membres de la famille. L’unité a travaillé en coopération avec la Croix-Rouge polonaise qui a ouvert un bureau de représentation à Budapest, pendant que la Croix-Rouge hongroise en a ouvert à Varsovie et à Lviv.
  • La Croix-Rouge hongroise a également aidé aux réfugiés français, belges et italiens. (Après l’invasion allemande en Hongrie, c’était le Comité international de la Croix-Rouge qui a assuré la protection des réfugiés.)
  • Par rapport aux précédents conflits armés, le taux de victimes civiles a été considérablement plus élevé : des déportés, des internés et un grand nombre d’enfants ont été recherchés ce qui représente un nouveau défi.
  • La Croix-Rouge hongroise a travaillé en coopération étroite avec l’Agence centrale des prisonniers de guerre, une agence du Comité internationale de la Croix-Rouge (CICR) ayant son siège à Genève. Grâce au bureau central de l’organisation travaillant en coopération avec les sociétés nationales de différents pays – comme celle de la Hongrie – 120 millions de messages ont été échangés entre les prisonniers de guerre et leurs membres de la famille, et le réseau a également transmis 23 millions de messages entre les parents civils se situant dans des pays différents. Le nombre des paquets transmis a atteint 36 millions.
Depuis la Seconde Guerre mondiale jusqu’à nos jours

Bien évidemment, la recherche des personnes disparues ou séparées de leurs proches s’est poursuivie même après la fin de la guerre. Même 60 ans après la guerre, environ 300-400 familles recourent encore au service RLF de la Croix-Rouge hongroise chaque année en demandant la recherche de leurs proches disparus ou séparés d’eux pendant la guerre. Depuis la fin de la guerre jusqu’à présent, le service RLF exerce les missions suivantes :

  • Rechercher les soldats et les personnes employées au service du travail obligatoire disparus sur le front de l’Est et les personnes civiles déportées aux camps de concentration des nazis ou emportées vers d’autres parties du monde. Acquérir des documents de confirmation sur les internés, les déportés et les prisonniers de guerre.
  • Conformément à la mentalité et aux principes de la Croix-Rouge, faire un grand effort pour découvrir les lieux de sépulture des soldats allemands et soviétiques tués sur le territoire de la Hongrie.
  • En raison de la révolution de 1956 en Hongrie, des milliers de personnes hongroises ont été séparées de leurs familles. Les Hongrois ont émigré vers quasiment tous les continents du monde. Dans les années 1960, le service RLF de la Croix-Rouge hongroise a rétabli des liens entre 6-7 mille réfugiés de 1956 et leurs familles chaque année. Même aujourd’hui, souvent à la demande de la deuxième ou la troisième génération des émigrés, le service RLF s’occupe des centaines de recherches par an.
  • En 1989, la Croix-Rouge hongroise a aidé aux personnes fuyant la révolution roumaine de prendre contact avec leurs membres de famille et d’acquérir les documents nécessaires distribués par l’organisation pour pouvoir continuer leur route.
  • Après le changement de régime en 1989, les archives soviétiques sont devenues inaugurées devant le service RLF, ce qui était un événement marquant dans la recherche de dizaines de milliers de personnes disparues ou mortes en captivité pendant la Seconde Guerre mondiale. Au début des années 1990, après avoir entendu les nouvelles sur l’arrivée des listes nominatives, plus de 20 mille familles ont recouru au service RLF au sujet des lois d’indemnisation.
  • Durant les guerres de Yougoslavie, la Hongrie a été touchée par un nouveau flux migratoire. À l’aide du Comité international de la Croix-Rouge, le service RLF hongrois a transmis 18 milles messages entre les réfugiés des guerres et leurs parents restés chez eux ou s’étant retrouvés dans un pays différent.
  • Actuellement, le service RLF de la Croix-Rouge hongroise reçoit en moyenne 1500 demandes de recherche par an. La plupart de ces demandes concernent toujours les événements de la Seconde Guerre mondiale et de la révolution de 1956, tandis que le reste concerne les réfugiés demandant l’asile en Hongrie pour fuir les guerres actuelles. En outre, le service RLF s’occupe de centaines de demandes qui ne sont pas en relation avec des conflits armés, mais comme ces situations peuvent quand même nécessiter une aide humanitaire, recourir à la Croix-Rouge est bien justifié.

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